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libéralisme mondialisme

  • Qu'est-ce que la compétitivité sinon la baisse des salaires, des protections sociales et du budget public

    Le problème vient de ceux qui s'enrichissent sur le dos des autres, il est des richesses légitimes qui viennent du travail, de la responsabilité.

    Aujourd'hui, les riches ne créent pas le travail, au contraire, ils le tarissent, la seule chose qui compte étant le profit, il est évident qu'ils jouent à exploiter la main d'oeuvre pour qu'elle fasse le travail de trois, la tuant à petit feu mais ils s'en foutent, c'est la collectivité qui paie.
    Quand ils ne font pas cela dans les pays pauvres, ou là, une fois pressée, la main d'oeuvre peut crever sans problème.

    Quant au prétendu "assistanat", les riches l'organisent justement puisqu'ils laissent aux autres le soin de s'occuper de ceux qu'ils laissent sur le carreau pour aller trouver des esclaves moins chers ailleurs.

    Les recherches montrent du reste que le travail est en France, un facteur essentiel de la vie, c'est une reconnaissance sociale qui fait de nous le pays le plus demandeur.

    Il faut avoir une drôle de mentalité pour croire que l'on cherche à ne pas travailler, c'est une mentalité de capitaliste de ne rien foutre en laissant son argent "travailler" sur le labeur des autres.


    Les multinationales détruisent le travail.
    C'est à cause de ces concentrations/monopoles privés que des millions de petits commerces, agriculteurs, petites entreprises ont disparu.

    Ces grandes entreprises sont en réalités des groupes financiers qui ne gagnent pas d'argent sur ce qu'ils vendent, mais sur la masse et les retards de paiement de leurs fournisseurs, ils gagnent beaucoup d'argent en plaçant l'argent qu'ils gagnent un mois avant de rembourser.

    La plupart de ce qu'ils vendent n'est pas fabriqué chez nous.

    Quant au travail qu'ils créent, il s'agit d'emplois précaires, temps partiel subi et mal payé, sans compter qu'ils touchent en plus des subventions car leurs lobbies sont puissants et nos politiciens, corruptibles et/ou peu perspicaces.

    Quand ils ne se planquent pas à l'étranger pour ne pas payer d'impôts ou le moins possible, alors qu'ils doivent tout à la France.

    Ces grandes compagnies financières arrivent à imposer les prix des matières premières, et naturellement vers le bas, au prétexte qu'ils sont les seuls intermédiaires sur le marché, à les revendre à la clientèle.

    Ce serait juste des voleurs si on examinait bien l'affaire, de la merde dans un gant de soie comme aurait dit l'autre.


    Ils investissent partout et tirent tout à la baisse, distribution, services, formation, tuant tout sur leur passage et baissant tous les salaires de ceux qui travaillent vraiment en bout de chaîne, pour eux, ils ne sont que des intermédiaires parasites, qui, à grands coups de publicité et de gestion de cette publicité à grande échelle, noient tout ce qui pourrait leur faire concurrence.

    Parce que la concurrence mène toujours aux monopoles privés.



    Les Français sont riches de la France, heureusement, ils ont l'école gratuite, la justice gratuite, la police gratuite, les services publics, mais ça, c'est la France, que nous avons de moins en moins.

    La précarité de masse s'installe, les services publics se délabrent, voilà la pauvreté engendrée par les politiques menées.

    En revanche, les dividendes des très riches s'accroissent, et croîtront à chaque coupe sombre dans les salaires, retraites, budget public.


    L'économie, ce n'est pas des riches qui font travailler des pauvres, c'est un tout, un cercle, nous avons tous besoin les uns des autres, c'est un échange permanent.


  • Pas de monopoles privés sur nos richesses publiques !

    Le problème n'est pas qu'une entreprise française passe sous contrôle allemand ou italien, les actionnaires n'ont qu'une patrie, celle de l'argent, et sont d'ailleurs de nationalités internationales.
    Le problème, c'est lorsque l’État perd le contrôle d'entreprises stratégiques, tout ce qui relève des transports, de l'énergie, par exemple, doit rester sous contrôle de notre Etat, ce n'est pas au privé d'avoir droit de vie ou de mort sur notre mobilité, moyens de communication, notre énergie, nos technologies, et notre savoir-faire doit être protégé car c'est notre richesse nationale, le savoir-faire, c'est l'ingénierie engendrée par nos écoles publiques.

  • Habitat participatif, lave-linge et autre essorage

    Rincevent 27 septembre 23:08

    "Cet article est une caricature grossière (et qui se veut drôle...) de ce que serait l’habitat participatif. L’auteure y entasse des présupposés et des jugements de valeur qui ne reflètent que ses craintes personnelles, certainement pas la réalité de ce genre de projets. Pour n’en relever qu’une : ‘’ un peu moins cher’’, chez moi c’est 3 500 €/m2 au lieu de 4 500, excusez du peu…"


    orianeborja 28 septembre 00:03
    @Rincevent

    Je m’inscris dans une réflexion globale sur notre société et sur des craintes légitimes qui ne sont pas personnelles, je n’ai peur de rien, je suis une survivante, je n’ai plus peur de rien, en revanche, je m’attache à percevoir certaines cassures épistémologiques qui engendrent des changements civilisationnels.

    J’entends démontrer dans ce petit exemple, comme dans d’autres textes sur d’autres thèmes, le retour d’une forme de vie tribale.

    Les démarches évangélistes, et autres modes sectaires, le survivalisme, l’identitarisme, sont autant de replis sur soi qui participent de ces nouvelles façons d’organiser nos sociétés.

    Il m’est apparu évident, et mes yeux sont avertis par des connaissances des paradigmes qui soutiennent ces démarches, que l’habitat participatif était un prolongement d’un mode de vie que nous n’aurons bientôt plus le loisir de choisir.

    Si vous voulez, c’est un peu comme les mères porteuses, lorsqu’une princesse d’Angleterre, de Monaco ou d’ailleurs, portera gracieusement l’enfant d’une de ses femmes de ménage, je commencerai à croire dans l’altruisme de la démarche.
    Pour la vie en meute, c’est un peu pareil, je pense que c’est d’abord le prix qui oriente vers ce genre d’habitat, et je sais pour le vivre, que rien qu’une centaine d’euros mensuels sur un loyer, cela fait basculer le choix.

    J’ai employé les termes d’ « un peu moins cher » tout bêtement en reprenant ceux de la communication faite sur France Bleu Loire Océan par la représentante d’une société nantaise qui venait en faire la publicité en début de semaine.

    Du reste, je suppose que dans ce domaine, beaucoup de formules sont possibles et proposées.

    Je ne crois pas que quand vous en avez les moyens, vous vous dirigiez spontanément vers les joies de partager votre vie privée avec d’autres personnes, fussent-elles dans la même logique que vous.

    Bien sûr, on est prévenu à l’avance qu’il faut un grand esprit d’ouverture pour ce genre d’aventure, comme pour faire potentiellement porter la responsabilité d’un échec sur vos faibles capacités d’adaptation, mais cela n’est qu’un leurre.

    La présentation écologiste est à mon sens un autre enrobage fallacieux, autrement poussons la logique à son terme et allons vivre dans une tente en bois et peau de bête, je ne propose même pas une caverne car les maisons troglodytes sont assez prisées et vous en trouverez avec des aménagements qui rendent la démarche écolo inversement proportionnelle à l’esprit attendu.

    Je dénonce également le positionnement de groupes financiers sur ce marché porteur car accompagnant la difficile quête d’un logement en rapport avec les revenus, le flair de ces gens-là est assez imparable, ils sentent bien que cela va bien au-delà d’une cabane idéologique.

    Notre société va connaître le besoin de trouver des modes de vie alternatifs au regard de la précarité de masse attendue.
    La mise sur le « marché » du revenu universel s’inscrit naturellement dans ce cadre et participe fondamentalement de l’idéologie libérale telle qu’elle a été initiée, vous imaginez bien qu’il faut assortir le projet d’un toit ou de couvertures à l’avenant.

  • Comment le linge sale ne se lavera plus en famille

    Le monde libéral est bien fait, vos salaires, retraites, indemnités de licenciement ou chômage vont baisser, pas de panique, les sociétés polygames connaissent le système, les mormons à la mode vivent ainsi, les soviétiques avaient leurs immeubles communautaires, voici qu'on tente de vendre l'habitat participatif.

    L'avenir libéral qu'on se le dise, sera tribal.

    Quelle famille ne connaît pas déjà de leurs enfants qui ne quittent pas le foyer parental faute de revenus suffisants ou stables, quelle famille ne connaît pas le retour d'un de leurs enfants devenus adultes mais dans l'impossibilité financière de s'assumer.

    Voilà que des financiers sont sur le coup, sur un prétexte bio-bobo, on lance la démocratisation du logement partagé, sur le modèle des résidence secondaires de vacances où plusieurs familles détiennent un moment d'usage de l'habitat.

    Le principe pour la résidence principal est un peu différent puisque tout le monde cohabite en même temps, on achète ou loue des parts sociales, à une société qui profite du nouveau concept pour remplir ses poches, mais vous offre cela dans un si bel emballage que vous sentirez à peine la douleur.

    Eh oui, fini l’égoïsme, la solitude,le repli sur soi, c'est fini, bonjour la démarche écologique, le partage, la coloc d'étudiant indéfiniment prolongée, n'est-ce pas une seconde jeunesse que l'on vous offre ?

    Dans tous les cas, certains auront-ils le choix ?

    Les prix sont légèrement moins chers, et vos revenus se contractent comme peau de chagrin ?

    Hop, v'là les apparts ou les maisons à la carte.

    Vous choisissez une partie qui restera privée, à laquelle se raccrochent une buanderie, une cuisine, un salon, des chambres, un jardin, en partage.

    Vous pensez immédiatement au loft, cette formule de télé-réalité toujours forcément gagnante, vous mettez ensemble des personnes, vous attendez un peu et paf, immanquables, les conflits arrivent, les nerfs les plus avertis sont mis à l'épreuve.

    On n'a pas fini de ne plus retrouver ses chaussettes à ce tarif. et quel bonheur de partager sa machine à laver avec les voisins, vos slips et petites culottes ne seront plus un secret pour personne.

    Bon, si vous êtes crades, mieux vaudra s'assurer que vos voisins le sont aussi, on risque de surveiller vos machines ramenées au prix de groupe, voire de vous reprocher d'utiliser trop abondamment l'eau de la planète et vos poudres à laver polluant l'eau des rivières que personnes ne veut plus qu'on utilise, mais qu'on nous vend bien.

    Vos gosses sont-ils pénibles que vous vous trouverez en plus sur les bras ceux d'en face, pardon d'à côté, enfin de chez vous chez eux, et réciproquement.
    Peut-être même la chance de croiser vos cocouples à poil, après tout, ils seront chez eux.

    Bon, vous n'aurez peut-être plus votre belle-mère à demeure, mais qui vous dit que vous n'hériterez pas de celle des autres.

    Ne parlons pas de nos chères amies les bêtes, et leurs pelage partout chaleureux et parasites légendaires, sans compter les nouveaux animaux de compagnies, serpents, souris, ça vous dit ?

    Mais il y a mieux, punaises de lit, cafards, gale, tuberculose, il y a tout un tas de nouvelles expériences à partager.

    La vie de demain, ça risque d'être le Loft, Koh Lantha et toutes les déclinaisons réunies, que du bonheur.

    Pas d'affolement toutefois, tout est prévu, le kit est vendu avec des processes, tous les types de conflits ont été modélisés avec leurs solutions, pour un prix modiques, justice contractualisée avec la propriété virtuelle des murs sont forme de bons d'achat.

    Peut-être même une assurance obligatoire "j'aime ma mise en boîte participative "pour être sûr d'assurer le coup.

    La vie n'a pas fini d'être une aventure, elle vous tente ?

  • Ménard, proche de Wauquiez et éloigné de Philippot, mais encore ...

    Ménard est proche de ce qui est libéral et éloigné de ce qui est français, car la France est une nation éminemment politique, protectrice, qui unifie son droit dans le sens de l'intérêt général et ce faisant son peuple.

    Son union des droites irait d'ailleurs parfaitement jusqu'à Macron et Hollande, sauf que Ménard est libéral cons, dans leur monde libéral, royaume des intérêts particuliers et donc des lobbies, celui de l'intégrisme à prétexte religieux est fort.

    D'ailleurs ces deux querelles libérales (fort installées aux Etats-Unis où elles ont pris corps et puissance en organisant leur lobbying jusqu'à nous via des réseaux identifiables) ne sont pas incompatibles puisque quand on scinde la société en l'éclatant au profit des individualismes, vous pouvez parfaitement vivre en bulles sectaires qui ne se rencontrent jamais, chacun avec ses écoles privées hors-contrat, chaque public dans un contrat privé entre personnes qui pensent de la même manière en rejetant les autres, et en vivant en écrasant l'autre car sans Etat central régulateur, unificateur, c'est ce que propose, promet, projette, la libéralisation en marche.

  • Bannon, Raspail et mauvaise compagnie

    La famille Mellon Scaife, issue de l'OSS (ancêtre de la CIA) est à l'origine de l'Heritage Foundation, considéré comme le plus puissant groupe d'influence du monde, par lequel passe les jeunes pousses d'extrême-droite de France notamment (Institut de Formation Politique/famille Millon entre autres), dont Eugénie Bastié (nouvelle recrue fétiche des chaines françaises) par exemple, parrainée par Natacha Polony et Elisabeth Levy.

    La famille Scaife est également à la tête de nombreux medias et à l'origine du planning familial, qu'elle destinait aux non-blancs.

    "L'ouvrage a connu une deuxième vie en 1983 lorsque Cordelia Scaife May, héritière de la fortune Mellon et sœur du philanthrope d'extrême droite Richard Mellon Scaife, a financé sa réédition et sa distribution. Dès lors, c'est devenu la bible des adversaires de l'immigration.

    Cordelia May a également financé, à hauteur de dizaines de millions de dollars, des associations militant pour les quotas migratoires (comme la Federation of American Immigration Reform, le Center for Immigration Studies, NumbersUSA et U.S English) fondées par John Tanton, un ex-écologiste favorable au contrôle des naissances, devenu le parrain du mouvement anti-immigration."

    Le roman français ouvertement raciste qui inspire Steve Bannon, ex-stratège de Trump
    Le très controversé conseiller a quitté la Maison Blanche.
    HUFFINGTONPOST.FR



    Stephane Burazovitch :" À la suite de l'entrée en guerre des États-Unis, il fut décidé de réorganiser le renseignement. William Joseph Donovan fut nommé coordinateur de l'information et directeur de l'OSS le 11 juillet 1942.
    Les effectifs de l'OSS, qui étaient en majorité des amateurs qui apprirent beaucoup des services de renseignement britanniques, furent de 13 000 personnes en 1944."

    " En 1949, il devient président du Comité américain pour une Europe unie, un organisme dont il fut le fondateur avec Allen Dulles, et qui permettait au gouvernement américain de financer des organisations promouvant l'unité européenne afin de contrer l'avancée communiste en Europe !"


    http://orianeborja.hautetfort.com/apps/search?s=Mellon+Scaife&search-submit-box-search-15555=OK



    P.S. : Disons que pour les "lectures de Marine Le Pen", ce sont plutôt celles que Paul-Marie Coûteaux lui conseillait de dire avoir lues et aimées.

  • Toi aussi fais ton Barbier, rase gratis

    Comment se positionner pour un génie de l'économie, un chantre du progrès et un as de la réforme (et accessoirement, ce qui ne nuit pas, un lèche-cul du système) :

    -> déclarer avec force et conviction que :

    - les Français ne travaillent pas assez

    - ils ont trop de congés payés

    - ils sont trop malades à cause de l'assurance maladie

    - le chômage tue l'emploi

    - le dimanche est un jour comme un autre

    - la maternité doit être partager avec les pères, d'ailleurs les pères devraient être payés comme les mères

    - le salaire horaire minimum doit être établi par les patrons car eux seuls savent de quoi ils parlent

    - les frontières n'existent pas puisqu'elles sont un frein au profit et que le profit, c'est l'emploi

    - les minima sociaux sont une bonne chose, d'autant qu'ils sont compliqués à obtenir (ce qui fait des économies), calment les gens mais comme ils sont fainéants au point de ne pas jouer sans cesse à la chaise musicale de l'emploi en se flexibilisant pour aller le chercher jusqu'à là où il n'est pas, il faut proposer un travail obligatoire bénévole en échange

    - la longévité augmente (dans l'idéologie libérale, elle augmente toujours même lorsque cette croyance se heurte au mur de la réalité), on peut donc augmenter la rentabilité de la bête humaine en la chargeant de façon inversement proportionnelle à la baisse des charge patronales (qui-permet- les-profits- donc-la-croissance-donc-l'emploi), et programmer son obsolescence en retardant l'âge de la retraite tout en ayant naturellement la possibilité de s'en séparer bien avant puisque la flexibilité est valable pour tous, il faut une égalité républicaine devant le chômage et les minima sociaux

    - la tricherie est une constante économique comme une autre, les cartes de jeu économiques permettent d'ailleurs d'habilement anticiper les détours par la case prison en s'entourant de juristes capables de se prémunir des contraintes juridiques, et puis, le tout est de se faire prendre le plus tard possible, le paiement différé, c'est du temps, donc de l'argent.

    La triche, c'est un risque, que l'on prend pour rester dans la concurrence et qui passe en pertes et profits, comme y passent les incidents/accidents que l'on peut économiquement légitimement accepter s'ils sont la conséquences d'une gestion serrée et donc efficiente de l'entreprise.


    La barbe ou encore ?

  • Savoir lire la "nationalisation temporaire" de Macron


    Si les mots peuvent nous parler, il ne faut pas voir dans le projet du président Macron, une volonté de recouvrer un pan stratégique de notre industrie nationale.

    Il s'agit d'une simple tactique libérale pour remporter un marché plus au futur avantage d'une multinationale "française", électrice et commanditaire de Macron.

    C'est une renégociation à la Farage ou à la Trump, ou encore à la de Gaulle, un "pragmatisme libéral".

    Le but est de gagner un peu de temps pour négocier au plus serré et faire pression.

    Mais chacun sait que l'UE interdit ce genre de manoeuvre, tout ce qui est national est hors-sol du marché, Macron lui-même explique qu'il ne faut pas s'y tromper et insiste sur le terme de "temporaire".

    Dans tous les cas, nos pans stratégiques nationaux, dont le transport et le savoir-faire industriel, ne sont pas au programme des libéraux.

    Ils veulent ses fleurons pour le privé qui les alimente, pas pour la France, mais pour l'oligarchie française, ce qui est bien différent, puisque c'est l'opposé.

  • Cinq étoiles et un enterrement

    C'est dans la famille Villiers, puy sans fond de fameux fadas, que l'extrême-droite nourrit régulièrement ses phantasmes de puputch de l'armée contre l'Etat.

    Alliés de toutes les croisades américaines mais alliés aussi sur le fond à l'idéologie des Fils de la liberté, il s'agit d'une longue histoire dans l'Histoire de noblesse de bas étage luttant pour ses intérêts particuliers contre le pouvoir central.


    Il faut connaître des idéologies politiques de chacun pour pouvoir analyser leurs prises de position.

    Savez-vous pourquoi Philippe de Villiers est opposé à certaines guerres ?

    Il est rattaché aux lobbies américains qui mènent une lutte à mort contre le Pentagone en particulier et le Département d'Etat en général.

    Les intérêts de certaines Oil & Gaz International Companies ne sont pas toujours les mêmes que ceux de leurs Etats respectifs.

    Les intérêts du Puy du Fou ne sont pas à moindre échelle, les mêmes que ceux de la France.

    On peut toujours être pour ou contre quelque chose pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

    Idéologiquement, ces fins de race s'inscrivent dans la lignée des La Fayette, Tocqueville, Bastiat, alliés indéfectibles des Fils de la Liberté fondateurs des Etats-Unis d'Amérique.

    Toujours de cette féodalité qui s'acharnait à s'emparait de la souveraineté royale pour asseoir leur pouvoir local, ils exècrent l’État centralisateur et son contrôle sur leur petite liberté au service de leur commerce, c'est ainsi que la prétendue "grande liberté" américaine est leur modèle.

    Ces gens-là sont surtout et avant tout, rattachés à leurs intérêts particuliers contre l'intérêt général et son Etat défenseur.

    Pierre de Villiers aurait démissionné depuis longtemps s'il était sincère, les coupes sombres dans le budget des armées datent d'il y a longtemps et obéissent aux logiques de marché atlanto-européistes.

    Du reste, il a mené toutes les guerres impérialistes de l’indéfectible allié américain, même les querelles libérales s'effacent pour mener une croisade, les Villiers seront toujours prêts à imposer leur prétendue force spirituelle même avec les moyens légaux et matériels de l'Etat, une messe vaut bien ce pari gagnant.

    Les coupes sombres dans le budget de l'Etat sont dangereuses pour la France, mais le maintien d'un Villiers aux armées l'est tout autant.

  • Simone Veil ou de la relative déification des personnages de l'histoire de France

    Monsieur Hulot est-il un grand homme ?
    Aux heures où l'on comprend l’arnaque écologiste du vendeur de shampoings toxiques présentateur de TF1 sponsorisé par les grands groupes financiers, on se demande si, malgré cela, il pourrait finir au Panthéon.

    Pour madame Veil, on en s’est pas posé de questions.

    Madame Veil a connu une adolescence qu’on ne saurait qualifier, elle a connu la Shoah, qui signifie en hébreu qu’on ne peut même pas poser un nom sur cette horreur.

    Madame Veil a su combattre jusqu’à la Shoah en lui opposant, dans son esprit, une force bien plus puissante qui est la volonté de faire le Bien contre la lâcheté et l’ignominie de faire le mal.

    Madame Veil a su trouver cette ressource en elle, l’humain est capable du pire comme du meilleur et possède d’incroyables capacités de résilience, c’est, par delà l’innommable, l’espoir qui nous est permis.

    Madame Veil a-t-elle pour autant réalisé de tels exploits que la France ait à l’honorer comme ceux qui l’ont fondée ou consolidée.

    Il faut avoir fait quelque chose de remarquable pour la France pour mériter d’être inhumé au Panthéon.

    Madame Veil a contribué à inscrire notre civilisation dans une politique de santé publique.

    Des femmes mourraient de ne pas trouver assistance dans leur désarroi, l’avortement se pratique de tout temps et sous toutes les latitudes, même sous les cieux gouvernés par la religion qui l’interdit.

    Les avortements clandestins entraînaient le pronostic vital des femmes, et les avortements se pratiquaient à l'étranger pour ceux qui en avaient les moyens.

    L'avortement, involontaire ou volontaire, est vieux comme le monde, partant de là, on peut, soit le prendre en compte, soit faire l'autruche, les libéraux cons jouent à ces oiseaux de malheur.


    Contrairement à ce qui a été véhiculé, la Loi Veil est une loi sur la vie.


    Son premier alinéa et donc le principal, rappelle ce grand principe.

    Le principe, c'est la vie, l'avortement est l'exception, et toutes les mesures doivent avoir été prises pour que ce soit l'ultime recours.

    Non, toutes les grossesses ne sont pas prévisibles, un oubli de contraception est fréquent, cela arrive aux femmes les plus attentives, les préservatifs ont un coût (même si certains députés n'ont visiblement pas toujours conscience de la façon dont les Français les plus pauvres finissent les fins de mois), et la pudeur même peut amener à une grossesse.

    L'arrivée au monde d'un enfant, s'il est le plus merveilleux des événements, ne peut malheureusement pas toujours être envisagé sous les meilleurs hospices, si l'idée d'un contrôle des naissances est détestable, la lourde responsabilité d'une vie peut être remis en cause.

    Lors de son discours devant les députés, Simone Veil a déclaré :

    « Je le dis avec toute ma conviction : l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu'il perde ce caractère d'exception, sans que la société paraisse l'encourager ? Je voudrais tout d'abord vous faire partager une conviction de femme - Je m'excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d'hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. »

    Je serais plus réservée sur l'usage fait de cette loi par certains groupes de pression, et rappelle qu'aux USA, des mouvements d'extrême-droite voient et organisent sournoisement des campagnes allant jusqu'à la stérilisation de certaines parties de la population.


    Je ne m'attaquerai pas à Simone Veil sur ce sujet, de même que je ne suis pas dupe du fait qu'il serve de prétexte à l' expression d'un antisémitisme révoltant.
    Je rappelle d'ailleurs que ce qui déplaît le plus aux libéraux cons n'est pas tant l'avortement en lui-même, que l'intervention de l'Etat qu'ils exècrent. Pour ces gens-là, Dieu doit se substituer à l'Etat, ou plutôt, il est inadmissible que l'Etat se substitue à Dieu.

    Cela étant posé, je m'interroge légitimement sur la personnification de cette loi dite Veil, en réalité loi voulue et dictée par Valéry Giscard d'Estaing.

    Pour ne rien dire du paradoxe étant donné les liens opusiens des centristes (qu'ils se nomment UDF ou autrement) dont Philippe de Villiers était d'ailleurs membre.

    Certes Simone Veil a porté ce combat, avec la force sur laquelle VGE comptait.

    Il avait dans un premier temps souhaité madame Giroud mais cela aurait gêné dans son propre camp étant donné les penchants politiques opposés de la féministe.

    Madame Veil fut d'ailleurs féministe à son corps défendant, et le genre à la mode aura toujours quelques difficultés presque non avouables à défendre l'idéologie très droitière d'une Simone Veil que l'on retrouvera quelques années après, aux côtés de rien moins que La Manif Pour Tous (ce que les lecteurs attentifs de mes analyses comprendront fort bien).

    Le fait est que c'est madame Veil qui fut choisie pour la joute parlementaire, et qu'elle ne partagea pas le morceau.

    N'oublions pas qu'un tel personnage mène une carrière politique et que l'affaire ne se mène pas sans quelques cartouches dans sa besace, dans ce milieu, il faut être prêt à tuer politiquement aussi bien dans le camp adverse que dans le sien propre, et chacun sait ce qu'il en fut en l'occurrence.

    Le ministre Simone Veil accomplit donc sa mission brillamment, comme nous le savons, elle a su échapper à des situations d'une dimension tout autre et même pas comparable.


    Si la condition des femmes a matériellement et symboliquement avancé d'un pas de géant sous son entremise, madame Veil ne fut que le messager d'une législation et aspiration qui la dépassait largement.


    Mais bien pire encore fut son implication dans le démantèlement des attributs de souveraineté de notre Etat qui ont fait la France.

    Je ne doute pas que madame Veil ait été entraînée dans l'idéologie libérale en pensant bien faire, elle avait compris que la plus grande vengeance contre les forces du mal était de faire le bien qui est d'une incommensurable plus grande puissance.

    Cependant, sa volonté de pardon et de réconciliation l'a entraînée dans le piège économiste qui fait de l'idéologie libérale son appât et son vecteur de transmission d'un alignement sur une pensée étrangère à la France, étrangère à l'esprit de nos lois, celui de l'unité et de la protection nationales.

    C'est sous le ministère du parti de Simone Veil que la France s'est vu dessaisir dans ses prémices de son attribut de souveraineté fondamental, celui de la monnaie.

    C'est via son européisme libéral que la France doit se ranger à l'abandon du politique au profit de l'économique et de connaître le chômage de masse, conséquence d'une autorisation de profits sans contrôle, le manque d'Etat révélant le cynisme de la logique de marché et obligeant les citoyens devenus entités individuelles et individualistes, à s'aligner ou à mourir.

    Cette même marchandisation de la société qui oblige à fermer des services publics, dont des maternités et donc des centres d'intervention volontaire de grossesse, par un retour de bâton, la santé publique et celle des femmes au premier chef, se trouve menacée et remise en cause !

    C'est avec la construction européenne tant défendue par Simone Veil et à son idéologie que la France perd tous les jours de son âme, madame Veil a beau avoir été une grande dame de courage et de ténacité, et tous de devoir se ranger à son idolâtrie quelque peu malsaine, je ne peux faire autrement que de regarder son action à l'aune de la grande Histoire de France puisque c'est de cela qu'il s'agit avec son entrée au Panthéon, et de me dire que l'action menée est bien plus destructrice que fondatrice.

    Admettons que dans les facéties de l'Histoire, madame Veil aura pris la place de VGE qui, Macron avant l'heure, se voyait aussi gros qu'un empereur, juste retour de ceux qui pensant utiliser les femmes, se retrouvent replacé par pantalonnade, à la case quasi de "rien" par rapport à "ceux qui ont réussi" à finir au Panthéon.