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Ecole

  • Quand le fils de Raphael Enthoven et de Carla Bruni rejoint la fachosphère

    Cette semaine aura vu l’entrée en grandes pompes (funèbres) du fils et petit fils Enthoven dans la fachosphère.

    C’est dans l’air du temps, le fils de Claude Nougaro vient d’apporter son soutien au Trump brésilien, le monde de l'extrême-droite est petit et international, ses réseaux sont puissants, ses méthodes efficaces, son impact redoutable.

    Entendons-nous bien, il paraît normal, surtout pour une jeunesse désabusée et toujours plus mature, sevrée à l’Internet et ouverte de façon exponentielle, de rejeter les partis traditionnels, c’est même de bon augure et pourrait être salvateur.
    Si et seulement si l’offre alternative n’était pas si cousue de fils blancs et seulement l’oeuvre d’une société dominatrice qui entend préserver sa part de gâteau.

    Mais voilà, qu’un fils à papa de l’intelligentsia et de la jet-set se fourvoie à l'extrême-droite et les mêmes accablent ceux qui osent le dire quand le pauvre gamin sans avenir fils de communistes votent pour les extrêmes et c'est un fils de pute.

    C’est ainsi que je réagissais amusée sur le fil Twitter d’une oiselle protégée de l’aile de grande envergure de Raphael Enthoven, la pipelette déplorait, en reprenant apparemment le gazouillis de son mentor, que Bruno Gaccio fasse son guignol en trouvant intéressant les analyses de Polemia au sujet des mésaventures de Jean-Luc Mélenchon.

    Et de stigmatiser l’alliance rouge-brun sans jamais l’analyser et voir les points d’intersection.

    Il faut pourtant bien comprendre que dès qu'on parle de la France, de sa justice et de son Etat séculaires en particulier, l'extrême-gauche et l'extrême-droite gueulent au totalitarisme, on se gausse, il n'y a pas que la gauche, la droite et tous les centres pour nous enterrer et nous atterrer.

    Je fis donc remarquer benoîtement, et en réponse du commentaire de la demoiselle sur le “torchon” de Polemia, qu’ Enthoven, le petit dernier, allait peut-être bientôt écrire pour les torchons d'extrême-droite, que UPR/Ménard/Club de l'Horloge/Polemia, c'était la même boîte, et que la boucle était bouclée.

    Nous venions tous d’apprendre publiquement le ralliement d’Aurélien Enthoven, fils que Carla Bruni a eu avec le fils de son amant de l’époque après l’avoir piqué à sa femme, la fille de Bernard Henri Levy soi-même, à l’UPR de François Asselineau.

    Et puis quoi, notre Finky national n’a t-il pas fini en Zemmour des bacs à sable.
    La vieillesse est un naufrage, la jeunesse une galère (qu’allait-il faire dans ...) , et au milieu, c’est le radeau de la méduse, de Charybde en Scylla, chacun mène sa barque.

    Grands dieux, que n’avais-je dis, je me suis pris tout le fan club des chanteuses, pleureuses, et philosopheuses réunis sur le dos, que j’ai rond, j’ai roulé ma bosse, j’encaisse bien.

    Rien sur le fond, blocage en règle de la phil-ature de Raphael Enthoven qui se pique justement de ne pas manger de ce pain-là, insultes en tout genre, qualifiée de “lâche “par le papa car même si j’écris toujours sous mon nom, celui-ci aurait voulu encore que je le marque comme je l’attaque.
    Je n’attaquais personne, je faisais une remarque trop bien placée sans doute.
    Et le papa de me traiter d’Insoumise avec un I majuscule et un hashtag, bah, au prix où sont les signes sur twitter, je n’avais pas ameuté toute la smala, d’autant que le parrain n’est jamais loin de sa filleule.
    Et puis la nouvelle ayant fait le tour de la toile, je n’avais rien dévoilé de sa vie privée.

    Le père Enthoven à qui je rétorque avoir dit quelques vérités déplaisantes, dit alors que mon hypothèse est stupide, et lâche, puisque finalement, ce n’est plus moi qui suit lâche mais mon hypothèse. Dont acte, le rattrapage est dans le filet de l’albatros qui s’est fait prendre mais admettons. Je lui disais à mon tour d’arrêter de faire son Mélenchon, qui, pris les doigts dans la confiture et en pleine ignominie relationnelle, montrait un visage sanguin quand on aurait attendu plus de maîtrise.

    Lâche, accuser sans connaître, va pour le papa-poule qui nous pond un fromage, mais Insoumise, ai-je une tête pensante à penser démocratie directe, là encore, préjugés mal placés, mais si je n’ai jamais été lâche de ma vie, me faire traiter de mélenchoniste est vexant.
    Enferme-t-on les gens dans des cases ainsi, c’est un peu court pour un Enthoven, ne trouvez-vous pas ?

    Même Natacha Polony, entre obésité et anorexie médiatique, y est allée de son grain de sel.

    Il est vrai que j’en avais rajouté, expliquant que pour les réseaux de Bannon/ Institut de Formation Politique, Ménard, comme Asselineau, les Le Pen, Chouard, Soral, Zemmour et autres singularités plus ou moins compatibles, sont tous en réalité des moyens de déstabiliser l'Etat, que leur cible, c'est l'Etat. Et que d’ailleurs le souverainisme est un libéralisme.

    Et de replacer quelques définitions :
    http://orianeborja.hautetfort.com/archive/2015/10/09/souverainisme-versus-souverainete-encore-des-efforts-monsieu-5697525.html

    Et d’argumenter sur les incohérences des uns et des autres :
    “Prenez SOS Education (IFRAP) tenant de l'Austrian School, elle réclame le voucher, chèque pour les écoles privées hors-contrat, c'est-à-dire de faire les poches du contribuable alors que SOS Education (où Zemmour et Polony font leurs ménages), c'est aussi Contribuables Associés. “

    Et là, paf, Natacha sort du chapeau, comment, où avait vu ça ?

    Ben là Natacha :

    http://www.fondationpourlecole.org/images/stories//pdf/2010/dpresse_fpe_vf.pdf

    https://www.fondationpourlecole.org/intervention-natacha-polony/

    “Un communiqué commun des collectifs « Reconstruire l'école », « Sauver les lettres » et « Sauver les maths », également engagés dans la défense des méthodes traditionnelles, a vivement critiqué SOS Éducation, l'accusant de gonfler le nombre de ses adhérents par des procédés de publipostage massifs empruntés à Avenir de la Culture23. SOS Éducation poursuit Sauver les lettres pour diffamation publique. SOS Éducation perd son procès[réf. nécessaire] en première instance le 27 novembre 200824 puis fait appel et perd à nouveau son procès devant la Cour d'Appel le 1er juillet 2009.
    Comme d'autres associations proches (Institut pour la Justice, Sauvegarde Retraites, Contribuables Associés, etc.) toute contrôlées des membres de la famille Laarman, SOS Éducation collecte des financements et des milliers de contact. Cette nébuleuse est adossée à une série de sociétés prestataires de services chargées de leur communication, de leur marketing et de leur gestion de fichiers également apparentées aux mêmes personnes25.”

    “Sites émanant de SOS-Éducation :
    - Blog de la liberté scolaire : Anne Coffinier (Fondation pour l’école)- Créer son école : Pour créer des écoles dépendant de SOS-Éducation- Fondation pour l’école : Favorable aux écoles hors-contrat : « Susciter un renouveau éducatif en France en concourant à l’essor d’établissements scolaires libres, ne bénéficiant pas, en l’état actuel du droit, du soutien financier direct de l’État. »- Institut Libre de Formation des Maîtres : Créé par la Fondation pour l’école pour former les enseignants des écoles de SOS-Éducation.
    Sites en connexion avec SOS-Éducation :
    - Enseignement et Liberté : Anne Coffinier est administratrice- La Librairie des écoles : Fondée en 2007, cette maison d’édition de manuels scolaires dirigée par Jean Nemo fils du philosophe libéral Philippe Nemo, référence intellectuelle de SOS-Éducation. En décembre 2007, SOS-Éducation lance une campagne pour des manuels scolaires “de qualité”... édités par la Librairie des écoles (voir le numéro 3 de La lettre de SOS-Éducation). En juillet 2008, la Librairie des écoles reçoit un prix pour « l’excellence éducative » décerné par SOS-Éducation (voir le numéro 5 de La lettre de SOS-Éducation) , la Librairie des écoles est devenue en 2010 une filiale des éditions Magnard - Lire-Écrire : « soutien pédagogique des familles »- OIDEL : Organisation internationale pour le droit à l’éducation, « collabore avec de nombreux experts et intervient auprès des organisations internationales et des gouvernements dans le but de promouvoir le droit à l'éducation et la liberté d'enseignement. » - Permis de lire : « Collectif pour un enseignement efficace de la lecture » ayant embrigadé Marc-Olivier Sephiha et Marc Le Bris.- Pratiques pédagogiques - Trans-Maître- Veille Éducation : Site de veille « sur l’école dans une perspective chrétienne »


    Bref, ces vieux réseaux se sont diversifiés, avec toujours les mêmes techniques, les ramifications ont visé et atteint tous les milieux : religieux, économiques, médiatiques/journalistiques, artistiques, activistes (Bonnets Rouges, demain Gilets Jaunes), politiques naturellement, l’Institut de Formation Politique (Millon) et sa petite sœur Marion Maréchalienne, tous directement reliés aux réseaux américains religioso libéraux dont Bannon faisait partie.

    Bannon tentant à présent de ce refaire quelques billets en vendant son savoir-faire en vue des élections européennes.


    Trêve de déception, allons sur le fond sur lequel je n’ai eu, il faut bien le mentionner, aucun retour.

    Si, de tout le fan club, soutenant, jacassant, insultant, une question salvatrice, qu’est-ce que l’extrême-droite me demande-t-on, car François Asselineau ne saurait être d’extrême-droite selon un UPR intrigué par mon propos.

    Le fait que RT (Russia Today) ait annoncé en Une le rapprochement et le lancement explosif de la star-UP-R n’a ému personne.

    Il est vrai que la chaîne d’infauxmations avait fait son lancement en charmante compagnie, tout le gotha d’extrême-droite était convié, Asselineau bien compris.

    Et puis quoi, Bob Ménard et son boulevard d’Horlogers directement tombés de Polemia, le torchon qui repasse les plats à tout le réseau, et quelques libertariens bon teint n’étaient-ils pas invités et bien présents aux côté d’Asselineau lors de ses premières universités d’automne ?

    Le petit Aurélien n’a pas étudié la généalogie des prédators qu’il accompagne, 2012, ce n’était pas la Préhistoire, et puis ces mammouths-là n’ont pas disparu (heu, pardon pour le mammouth, pour des haineux anti-Etat qui font passer l’Union Européenne pour l’Union Soviétique, le terme est malheureux).

    Et pourtant, les éléphants de l’extrême-droite marchent certes sur des œufs, mais avec de gros sabots et la porcelaine du magasin fait du bruit.

    Voyez la fiche de RT, deuxième chaîne d'informations aux USA après CNN, portant Trump au pouvoir, qualifiée par plus qualifiés que moi de complotiste, antisémite, et toutes les casseroles d’extrême-droite que l’on peut imaginer, présentée en France par les ex-mégrétistes qui pourfendaient le gaucho-lepénisme, faisant des débats où débattent un libéral Identitaire, une libérale cons et one Students For Liberty (ne rigolez pas).

    Voyez le Bannon intégrocons de service, ne le voit-on pas défendu sur les site UPR à l’époque de Charlottesville pour avoir traité de crétins les bas du front manifestant leur racialisme de base, dixit John Laughland sur RT.

    Des militants UPR citant John Laughland, comme c’est mignon.

    Cet agent de Margaret Thatcher est à présent celui de Ron Paul où les étudiants de l’Institut de Formation Politique de Charles Millon finissent leur formation lobbyiste, dans son bureau à Washington après être passés dans les différents groupes d’influence libertariens et libéraux cons, classés comme les plus puissants au monde (Heritage Foundation, Cato Institute, American Enterprise Institute pour ne citer qu’eux).

    Attention, je rappelle que quand John Laughland emploie le terme de "libéralisme", c'est comme Eugénie Bastié (qui a fait ses classes à Washington, et bébé d’Elisabeth Levy/ Beigbeder et de Natacha Polony) le fait, un contre-sens dû au fait que les deux pensent américain comme leurs maîtres-formateurs, "liberal" n'a rien à voir avec notre "libéral" français.

    Le "liberal" américain est interventionniste, quand les pions de Ron Paul et d'Exxon Mobil sont pour la privatisation de l'armée, la réduction maximale de l'impôt et donc de l'Etat, qui n'a donc pas à intervenir, ni en matière d'affaires étrangères comme intérieures.

    Les groupes anti-Etat américains ont les mêmes ennemis, l'OTAN, le Pentagone, le Département d'Etat, la monnaie fédérale américaine, ils aident donc à l'organisation des groupes qui luttent ailleurs contre ce qu'ils veulent éliminer.

    Le fait est que Russia Today est un lieu des groupes américains anti Etat, pas étonnant qu'Asselineau en ait été et que RT utilise les techniques de manipulation et les éléments de langage élaborés à Washington (notions d’Etat profond et d’Etat fort).

    En partant d’Asselineau et non des réseaux qui l'ont coopté, le parcours n'est pas incohérent. Les gaulistes, la Paneurope, ont une vision très anglosaxonne, ils veulent concurrencer les USA en se calquant sur eux.

    La démocratie directe est un des nombreux vecteurs de pénétration de ces lobbies, celle-ci étant un des meilleurs moyens d'affaiblir l'Etat, Mélenchon ou un vulgaire identitaire seront alignés sur ce principe par exemple.

    Les réseaux d'extrême-droite ont même réussi à fonder un groupe multipartis mené par un spin doctor formé à l'Ecole de guerre économique (dont le patron forme les cadres de droite et du Front au sein de l'IFP ou des partis directement) au sein même de l'Assemblée nationale.

    Par ailleurs, le projet d'Union des droites fut celui du Club de l'Horloge avant d'être celui de Bannon, mais j'ai reçu en personne les directives américaines en anglais il y a plus de vingt ans, les liens des réseaux Millon existent depuis très longtemps avec les USA (il n’est pas nouveau que l’Opus Dei soutiennent les dictatures libérales).

    Ce qui compte, c'est d'affaiblir l'Etat, dénigrer ses institutions par tous les moyens, le privé tout prêt à prendre la place dans le lit encore chaud (ce que fait Beigbeder en France, il était sur le coup des énergies puis des cars dits “Macron” avant même que Macron ne s’en charge, il est déjà sur la privatisation du rail).

    On ne compte plus les faisceaux d'attaques de nos institutions tant ils sont devenus légion, les lobbies de la Manif Pour Tous, formés à Washington ont multiplié les fronts, dans tous les groupes religieux, quelles que soient les religions.

    Ces religions pouvant aller jusqu'aux vegans ou aux chasseurs, le tout est d'agiter les particularismes les uns contre les autres, tout ce qui peut casser l'unité nationale est un bon levier.

    Guère étonnant de retrouver John Laughland en Russie puisqu’il fait le pont entre les partisans anti-Département d’Etat américain et les oligarques maffieux russes proches de Poutine.

    RT n'est qu'une officine d'Exxon Mobil portée par les ultra minorités que sont en France, les libéraux cons, les libertariens (on m'a traitée de folle lorsque je parlais d'eux il y a quelques années) et autres libéraux identitaires.

    Poutine acquiesce puisque l'objet est de défendre sa politique et de détruire l'Etat fédéral américain et Exxon permettant l'exploitation et l'écoulement du pétrole et du gaz russes, mais les manettes sont américaines.


    Nous vivons dans un monde dominé par l'extrême-droite, la loi du plus fort sur le plus faible.

    La France, de par ses institutions fondatrices, est une civilisation qui est l'inverse de l'extrême-droite, la civilisation anglo-saxonne qui domine le monde, en est le berceau.

    L'extrême-droite est antidémocratique et par redondance anti-parlementariste, anti-républicaine, elle entend organiser son emprise par des sociétés où la liberté prime sur le reste via la responsabilité individuelle.

    L'anti-société s'organise autour de groupes qui ont les mêmes intérêts, les mêmes points de vue et qui ne se mélangent pas.

    La notion française d'unité nationale autour d'un Etat-Nation où l'Etat fait sien toute personne quelles que soient ses origines, idées, etc., est l'inverse.

    Les groupes d'influence anglo-saxons entendent organiser le monde selon les principes de libertés individuelles, ce sont leurs raisons et ils sont soutenus par les grands groupes financiers qui ont tout à y gagner quand les Etats protecteurs sont des remparts à leurs affaires.

    Les grands groupes financiers ont aujourd'hui des budgets supérieurs à bien des Etats, ils entendent être des Etats hors-sol avec leurs propres règles. Exxon Mobil est une Oil and gaz International Company qui entend avoir jusqu'à son propre ministère des affaires étrangères.

    Exxon s'affranchit des lois de son propre pays, ainsi entend-elle se soustraire à l'embargo contre la Russie. Sa guerre contre le Département d'Etat et le Congrès est déclarée depuis longtemps.
    Des milliardaires s'évertuent à bloquer le congrès dès que possible.

    Le Département d'Etat court-circuite ces velléités comme il peut, en gelant les avoirs russes à la City afin de bloquer les ressources d'Exxon.

    Exxon et d'autres groupes financent eux des groupes d'influence chargés d'organiser la riposte au niveau international en recrutant et formant des cadres chargés de répandre l'idéologie née des Fils de la liberté, fondateurs de la Boston Tea party, anti-fiscalisme et libertés individuelles au centre.

  • Thomas Pesquet, Superman aux petits bras

    En ces temps chtarbés de Black Cybers' Fashion Week, il n'y a pas que les savonnettes qui partent comme des petits pains, il y a aussi des baffes qui se perdent.

    On croyait le Petit Prince Thomas Pesquet joyaux dans les étoiles, on le découvre terre à terre bien au chaud dans les portefeuilles, de billet vert en coupures trébuchantes, un petit pas pour l'homme, un grand pied dedans pour l'humanité.

    Pardon mais encore un qui sait parfaitement privatiser son parcours public, vendre son ascension aux parcs d'attraction disney à prétexte scientifique aux enfants dont les parents auront déboursé une somme astronomique quand la nation lui a tout donné, formation et gloire, c'est petit.

    Le surhomme a sa faille kryptonicienne, et c'est à cette aune que sa révolution se heurte également au mur de la réalité, il a le son du politiquement correct et la vieille rengaine de l'action en bourse qui va bien avec.

    Thomas Pesquet, tout talentueux qu'il soit, ne vole pas plus haut quand il nous survend dans les hautes sphères, une Union Européenne qui se ravit de ces partenariats public/privé au profit du privé qui pompe dans le public, la même qui se targue d'être plus verte que son Allemagne dirigeante, mais en réalité tout aussi libérale et anti écologie qu'un vulgaire Trump.

    On attend le point de vue spatio temporel d'un homme qui prétend voir avec recul ce qui le détache de la pesanteur libérale qui semble être l'archéofuturisme ambiant, étouffant.


    https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/thomas-pesquet/thomas-pesquet-la-nouvelle-attraction-du-futuroscope-c-est-lui-5407734#comment-38149

  • Marion Maréchal Le Pen reconvertie ?

    Certains lui prêtent d'entendre des voix, en tout cas, faute de les avoir perdues aux dernières législatives tout en ayant anticipé sa défaite par une courageuse démission aux prétextes d'instincts maternels retrouvés sur le tard, elle cherchait sa voie.

    Mais une libérale cons se reconvertit-elle si facilement ?

    A en croire la presse, et donc ses amis qui ont laissé fuiter l'info, la voilà toute prête à recevoir son baptême vénitien, les bras du privé l'appelait de leurs vœux, le premier pieu du mur du cons bâtisseur était jeté, la voilà propulsée au sommet de la plus haute tour sans avoir passé le premier, de la pasionaria manifestante pour tous à l'entrepreneuriat magnifiscience pour peu, il n'y avait qu'un pas, l'affranchie des convictions l'a franchi solidement.

    Mais le socle de l'élue du privé est-il si dur que son ancienne droite ?


    De repenti en démenti, son chemin de croix fait école en croisant les travers d'un chevelu gras pas très propre sur lui, à la voix trompette cocaïne des palaces parisiens.

    Un nouveau gourou pour la nouvelle élue de la finance, business plan en bandoulière, Marion à peine retournée chez sa mère et à l'école qu'elle enfante d'un nouveau bébé qui semble cette fois-ci avoir toute son attention, c'est que les intérêts courent plus vite que la lumière.

    C'est ainsi à l'EMLYON qu'elle a eu la révélation.

    Pour resituer, l'école de commerce lyonnaise privatisée et en perte de vitesse a fait appel à la société de classement du christ des affaires en cours Martial Guiette, piètre gérant et cador de restaurant et de domaine à en croire ces anciens salariés et créanciers laissés sur le tapis en cours de route du succès, ses paris valent bien quelques pions sacrifiés, il faut bien que les requins de la finance se fassent les dents.


    Celles de la petite Le Pen rayaient jusqu'au parquet de Montretout, Le Pen le vieux entendait lui montrer de quel bois il se chauffe, l'étincelle a pris une claque, dans le râtelier.

    Il fallait donc aller manger ailleurs mais il n'y a pas qu'à l'entreprise familiale que la soupe est bonne.


    Car Marion a des connaissances, entre Saint Pie X et les clubs jet set parisiens, les opportunités ne manquent pas, il paraît qu'on s'arracherait la tête de pont libérale, anglais assimil'é peu ou proue en trois mois, la voilà chef d'entreprise en une semaine, ces écoles privées, il faut le dire, font des miracles.


    Et dire qu'il en est qui croient qu'il faut obtenir son bac scientifique avec mention pour intégrer les classes préparatoires pour espérer à force d'abnégation et de travail de bénédictins, réussir concours pour débuter un cursus de grande école de commerce, comme c'est ringard, quand on peut rencontrer aux bains douches des chargés de com qui t'intègrent sans prépa aux meilleurs classements mondiaux.


    Car oui, MMLP ne rentre pas à l'école comme tout le monde, elle en crée une directement, une surdouée, demandez à Mariani, à Buisson, à Zemmour, à Polony, à Beigbeder, à Zimmern, tous vous le diront, cette fille, c'est la pierre philosophale tout crachée, juré.


    Il faut dire que des créateurs d'école, c'en est plein l'école libérale, et la libéralisation de l'enseignement sous l'égide de la sainte patronne union européenne, une divine obole.
    MMLP n'avait même pas besoin de lancer un SOS Education que son projet était déjà tout tracé, voire traçable.



    Si ce n'est pas de l'art, c'est de la méthode, explications de texte ou, comment créer son école pour les nuls :

    Intégrer une école de business en allongeant un chèque ou un CV financièrement aguichant, l’école privée, hors-contrat de préférence, est aussi soucieuse de vos compétences que ces diplômes sont bidons.

    Mais à ce prix, tout est compris, achat de classements bien compris.


    Le business du ranking est si juteux que même les écoles prestigieuses peuvent s'y vendre, parfois de façon anonymement hypocritement gênée, payer de la publicité pour monter dans un classement, c'est moyen de s'en donner les chances.

    On s’écœure des expertises indépendo dépendantes de Monsanto, on devrait adorer vomir les classements des experts des sociétés de notation des écoles, non ?


    Payer, c'est garantir la clientèle, qui rentabilise l'affaire et permet jusqu'à acheter son emploi futur, soit en reproduisant le schéma, soit en garantissant aux entreprises, le sujet adéquat, capable de faire de l'argent par tous les moyens possibles, même légaux, et puis, flexibilité oblige, le candidat s'effacera de lui-même dans les montages jopcables, entre temps, l'écran de fumée aura fait l'affaire, ce monde est libéré de toute contrainte, puisqu'on vous le dit.

    L'établissement fait, étude de personnalité, prêt bancaire étudiant, aide au choix de l'école privée éventuellement très proche de l'organisme de crédit, et oriente donc dans les méandres du classement exactement là où il faut, du reste, il y en a pour tous les goûts, une corde au cou bien ficelée.


    Marion n'a pas été embauchée, elle demande des conseils, pardon, elle rencontre "dans l’unique but de discuter d’une éventuelle convention de consulting marketing" han, han.

    Tout de suite, ça en jette leur set de table ronde.

    Sûrement de bons conseils puisqu'il a plombé de nombreuses affaires douteuses en laissant salariés et créanciers sur le carreau.

    Mais qui vend quoi et à qui ? Moulinette et rétropédalage, il ne faudrait pas croire en l'existence de conflits d'intérêts, qu'on nous dit, c'est sûr, enfin, c'est clair, enfin, pas de ça chez eux, le monde respectueux de la finance, ça se respecte, et puis le crédit, faux que ce soit crédible, donc c'est dit, c'est faux, tout est faux, tout ce qu'il ne faut dire est dit, et réciproquement.

    Bon, dans tous les cas, il ne faudrait pas croire que le projet d'école vient des copains conffinier mouliné de l'IFRAP, ils font ça, mais pas comme ça, la sainte libérale discrétion, c'est sacrée.
    Il ne faudrait pas croire non plus que le business réside dans le fait de faire croire à une clientèle ignorante ou intéressée que son école a de la valeur, ce qu'elle achètera par avance et qu'elle remboursera par la clientèle que ce classement payé lui rapportera.


    Et, monnaie de la pièce montée sur le gâteau, tout cela grâce à l'Union Européenne qui nous impose la libéralisation de l'enseignement, c'est-à-dire sa mise en vente à la découpe, en faisant croire que ces écoles de commerde auraient plus de valeur que nos grandes écoles publiques gratuites.
    CQFD











  • Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes

    Le Livret de Compétences DéSéCo est une demande du grand patronat européen et mondial (The Roundtables of Industrialists), il a été mis en place dans le but de leur être accessible :




    http://orianeborja.hautetfort.com/archive/2011/09/27/nouvel-ordre-educatif-mondial-un-monopole-du-marche-partie-i3.html


    http://orianeborja.hautetfort.com/archive/2011/09/27/nouvel-ordre-educatif-mondial-un-monopole-du-marche-partie-i2.html

    http://orianeborja.hautetfort.com/archive/2011/09/27/nouvel-ordre-educatif-mondial-un-monopole-du-marche-partie-i1.html


    http://www.bfmtv.com/societe/acces-des-geants-d-internet-aux-donnees-scolaires-des-eleves-un-risque-de-fichage-1181232.html#comment_a28060342dc47a290c8d0ea99aa1f885

  • Les sectes d'extrême-droite au ministère de la culture

    Pseudo science et nouvelle religion au gouvernement Macron


    https://veritesteiner.wordpress.com/…/francoise-nyssen-les…/

    Françoise Nyssen : les anthroposophes entrent au Gouvernement
    En nommant aujourd’hui Françoise Nyssen au Ministère de la Culture, le nouveau Premier Ministre…
    VERITESTEINER.WORDPRESS.COM



    https://youtu.be/G8D8glxYzbI

  • Aparté familial, professionnel et militant

    Enfants Iles Morbihan.jpg Personnellement, j'ai élevé mes enfants toute seule tout en travaillant et en militant.

    Je travaillais à la maison pour pouvoir les élever et lorsque je militais, soit nous les laissions à la mère du père de mes enfants une fois couchés à 20 heures (nous habitions chez elle la moitié du temps lorsque nous n'étions pas en région parisienne), nous boitions et collions la nuit avec le père de mes enfants dans la région de la Presqu'île, je pouvais repasser pour un éventuel allaitement de nuit, mes enfants étaient programmés comme du papier à musique; soit je les amenais aux réunions publiques.

    Je ne les ai jamais même laissés à leur grand-mère seuls lorsqu'ils étaient éveillés, sauf une fois, lors du premier mariage de Marine, ça a créé chez moi un tel choc que je suis arrivée à Montretout avec la moitié du visage paralysée, j'ai dû passer à l'hôpital de Saint Cloud juste en dessous pour passer un scanner, et les photos du mariage témoigne de cette réaction.

    Plus tard lorsqu'ils étaient scolarisés, j'ai travaillé à temps partiel pour pouvoir militer le temps où ils étaient à l'école et en périodes électorales, je mettais à profit mes jours de congés pour les campagnes, pendant que mes enfants étaient chez leur père un we sur deux ou trois et une partie des vacances puisque nous sommes séparés depuis que le quatrième était bébé.

    J'ai pris un congé parental d'éducation durant les trois premières années de mon dernier enfant (moment durant lesquels nous avons vécu tous les cinq avec moins que le RMI à l'époque).
    Puis j'ai ensuite aménagé mon temps de travail en fonction de leurs emplois du temps, pour les emmener à l'école tous les matins et pour manger ensemble à la maison entre midi et treize heures.
    Et de veiller à ce qu'ils aient des activités sportives culturelles et sociales.

    J'ai pu proroger mon temps de travail le soir quand ils ont pu rentrer seuls à la maison tous les quatre ensemble sous la garde des deux plus grands.

    Je dois dire avec fierté qu'ils ont toujours été d'une grande facilité et d'un grand sérieux, faisant leurs devoirs seuls à leur retour et ayant tous pris leur douche avant que je n'arrive pour faire le repas du soir tout en vérifiant éventuellement les leçons mais simplement pour ce plaisir partagé, ils ont toujours tout su tous seuls.

    Je leur ai seulement tous appris à lire, écrire et compter (et surtout, l'amour de l'école, des maîtres et d'apprendre ) avant le cours préparatoire, justement pour qu'ils puissent travailler seuls et avoir acquis les bonnes bases pour cela.

    Je pouvais partir le mercredi en les laissant le matin devant un jeu d'échecs et revenir vers 13 heures en les trouvant encore dessus à alterner entre lecture et partenaire de jeu. Nous n'avions ni télé ni console, ils avaient seulement accès à l'ordinateur en ma présence.

    L'éducation de mes enfants a été ma plus grande joie et ma plus belle fierté, je ne les remercierais jamais assez d'avoir été les enfants qu'ils ont été, joueurs, joyeux, vivants mais toujours sages et sérieux, j'ai toujours été étonnée, admirative et reconnaissante de leur comportement que toutes les personnes qu'ils ont pu côtoyer ont toujours trouvé remarquable.

    Mais jamais pour rien au monde, je n'aurais laissé le soin de s'en occuper à quiconque, c'était extrêmement prenant mais terriblement satisfaisant et gratifiant.

    Je pense leur avoir donné les plus solides bases affectives en espérant qu'elles les portent loin et longtemps.Personnellement, j'ai élevé mes enfants toute seule tout en travaillant et en militant.

    Je travaillais à la maison pour pouvoir les élever et lorsque je militais, soit nous les laissions à la mère du père de mes enfants une fois couchés à 20 heures (nous habitions chez elle la moitié du temps lorsque nous n'étions pas en région parisienne), nous boitions et collions la nuit avec le père de mes enfants dans la région de la Presqu'île, je pouvais repasser pour un éventuel allaitement de nuit, mes enfants étaient programmés comme du papier à musique; soit je les amenais aux réunions publiques.

    Je ne les ai jamais même laissés à leur grand-mère seuls lorsqu'ils étaient éveillés, sauf une fois, lors du premier mariage de Marine, ça a créé chez moi un tel choc que je suis arrivée à Montretout avec la moitié du visage paralysée, j'ai dû passer à l'hôpital de Saint Cloud juste en dessous pour passer un scanner, et les photos du mariage témoigne de cette réaction.

    Plus tard lorsqu'ils étaient scolarisés, j'ai travaillé à temps partiel pour pouvoir militer le temps où ils étaient à l'école et en périodes électorales, je mettais à profit mes jours de congés pour les campagnes, pendant que mes enfants étaient chez leur père un we sur deux ou trois et une partie des vacances puisque nous sommes séparés depuis que le quatrième était bébé.

    J'ai pris un congé parental d'éducation durant les trois premières années de mon dernier enfant (moment durant lesquels nous avons vécu tous les cinq avec moins que le RMI à l'époque).
    Puis j'ai ensuite aménagé mon temps de travail en fonction de leurs emplois du temps, pour les emmener à l'école tous les matins et pour manger ensemble à la maison entre midi et treize heures.
    Et de veiller à ce qu'ils aient des activités sportives culturelles et sociales.

    J'ai pu proroger mon temps de travail le soir quand ils ont pu rentrer seuls à la maison tous les quatre ensemble sous la garde des deux plus grands.

    Je dois dire avec fierté qu'ils ont toujours été d'une grande facilité et d'un grand sérieux, faisant leurs devoirs seuls à leur retour et ayant tous pris leur douche avant que je n'arrive pour faire le repas du soir tout en vérifiant éventuellement les leçons mais simplement pour ce plaisir partagé, ils ont toujours tout su tous seuls.

    Je leur ai seulement tous appris à lire, écrire et compter (et surtout, l'amour de l'école, des maîtres et d'apprendre ) avant le cours préparatoire, justement pour qu'ils puissent travailler seuls et avoir acquis les bonnes bases pour cela.

    Je pouvais partir le mercredi en les laissant le matin devant un jeu d'échecs et revenir vers 13 heures en les trouvant encore dessus à alterner entre lecture et partenaire de jeu. Nous n'avions ni télé ni console, ils avaient seulement accès à l'ordinateur en ma présence.

    L'éducation de mes enfants a été ma plus grande joie et ma plus belle fierté, je ne les remercierais jamais assez d'avoir été les enfants qu'ils ont été, joueurs, joyeux, vivants mais toujours sages et sérieux, j'ai toujours été étonnée, enthousiasmée, émerveillée, admirative et reconnaissante de leur comportement que toutes les personnes qu'ils ont pu côtoyer ont toujours trouvé remarquable.

    Mais jamais pour rien au monde, je n'aurais laissé le soin de s'en occuper à quiconque, c'était extrêmement prenant mais terriblement satisfaisant et gratifiant.

    Je pense leur avoir donné les plus solides bases affectives en espérant qu'elles les portent loin et longtemps.

  • Ménard contre la république et l'Etat

    L'extrême-droite tend sa toile pour détruire notre école et imposer son idéologie faite de croyances avec l'aide des amis de Marine Le Pen, de Fillon, et de Macron si l'on cherche bien (accessoirement, d'Asselineau).

    Robert Ménard introduit une école traditionaliste hors contrat à la Devèze - Journal La Marseillaise
    Une école « Espérance banlieues », va s'installer dans des préfabriqués près de Saint-Jean d'Aureilhan à Béziers. Nées notamment de la Manif pour tous, ces…
    M.LAMARSEILLAISE.FR



    Merci à la personne qui m'a envoyé la dépêche.

  • Ecoles hors-contrat, buts et réseaux

    Ce sont bien les réseaux d’extrême-droite qui incitent à l’école hors-contrat, y compris et bien compris « islamiste ».

    Les réseaux de « Créer son école » recensent tous leurs points d’ancrage et listent l’avancée de leur modèle de libéralisation de l’école, car c’est le but final.

    Ce sont ces réseaux que l’on trouve derrière des personnes comme Kémi Seba (qui a tenté de créer une école « black power » ou Farida Belgoulh (dont la mission était d’agiter les milieux musulmans contre l’école française puis de les diriger vers l’école hors-contrat), des amis d’Alain Soral qui incitent à créer ce genre d’écoles dont la création est incitée auprès des partisans d’Egalité et Réconciliation dans le but de déstabilisation de l’Etat et de son démantèlement.

    Ces réseaux libéraux savent pertinemment que le repli identitaire, de quelque bord qu’il soit, est un fabuleux terreau d’implantation, et ils le travaillent en ce sens.

    Il y a des noms derrière ces réseaux, Anne Coffinier, Agnès Verdier Molinier, Polony (oui, elle aussi tient un double langage et nous cache soigneusement ses accointances avec ces réseaux), Zemmour, Zimmern (IFRAP, Contribuables Associés, Bourse Tocqueville, Intitut de Formation Politique), etc.

    Ils sont « naturellement » affiliés aux think tanks états-uniens, Trump a d’ailleurs nommé Secrétaire d’Etat à l’éducation, une incompétente à la tête d’un des think tanks où les lobbies français sus-cités forment leurs cadres.

    Elle a d’ores et déjà exprimé sa volonté de rétablir « le royaume de Dieu » dans l’école américaine.

    Pour info, son frère est lui, à la tête de la plus importante armée privée du monde, ACADEMI, plus misérablement connue sous les nom de Blackwater.

  • Les écoles hors-contrat, au nom de la rose, bleue

    Les écoles hors-contrat, au nom de la rose, bleue

    La défense des écoles hors-contrat par Marine Le Pen est tout-à-fait scandaleuse.
    Elle est une résurgence des pouvoirs des lobbies libéraux au sein du Front National, des mesures que seule l’extrême-droite, si bien représentée par Gilbert Collard et Marion Maréchal Le Pen, peut accepter.

    Les écoles hors-contrat ne s’inscrivent nullement dans la logique de la liberté.
    Les enseignants sont libres, une fois dans leur classe, de pratiquer la pédagogie qui leur semble la plus adaptée, ce qui compte, c’est le respect du programme, un programme national.

    Nous savons tous que les professeurs font leur classe, le plus souvent avec conscience, et que le jour de l’inspection, ils vont se contorsionner pour entrer dans les grilles de l’Inspection académique.
    Je l’ai vécu, mes enfants l’ont vécu, le jour où l’inspection arrive, ce sont des élèves comme je l’ai été, comme le sont mes enfants, qui sont interrogés par le maître car il espère et son regard vous le dit, que malgré le cours inhabituel, vous allez sauver la mise et répondre grâce à vos facultés d’adaptation; c’est votre cahier qui viendra échouer dans les mains du contrôleur car il est bien tenu et regorge de petits plus dont l’inspection raffole car oui, vous avez le temps et le goût d’avoir fait les exercices d’improvisation et votre cahier, riche et bien tenu, à de l’allure.
    Il s’agit plus de plaire à la hiérarchie, d’avoir de bonnes notes et une meilleure grille administrative.
    On voit les professeurs des écoles, revenir à des méthodes qui fonctionnent dans le silence des murs chahuteurs des écoles, parce qu’il faut bien apprendre aux élèves et qu’il y a des moyens qui font leurs preuves.

    L’école hors-contrat n’est rien de tout cela.
    Ces lieux hors-Etat, sont les lieux choisis et rêvés pour distiller des idéologies, pour éluder des questions scientifiques au profit de croyances.
    Marine Le Pen pédale dans la semoule pour expliquer qu’elle contrôlera les dérives « islamistes » dans ces écoles, alors que c’est justement le propre de ces écoles de se mettre hors d’accès du contrôle de l’Etat.
    Marine ne voyant d’ailleurs que ce qu’elle veut y voir car les écoles hors-contrat sont avant tout le fait de croyances extrémistes d’extrême-droite.
    Il s’y pratique des méthodes farfelues dignes des plus expérimentales des dingueries pédagogistes, sous la non moins informelle formation de formateurs formatés.

    Il s’agit, sous couvert d’écoles confessionnelles, de transmettre des idéologies, et d’entretenir un marché éducatif.
    Ecoles payante, formations des enseignants payante et privatisation à l’avenant de l’enseignement et de la pensée.
    Le sectarisme n’est guère loin, mais, à suivre les lobbies libéraux qui « encadrent » ces écoles, de l’école traditionaliste catholique, à l’école orthodoxe juive, en passant par les écoles islamistes, le royaume est surtout celui de l’idéologie libérale communautariste, en cela, madame Vallaud-Belkacem a raison.
    Défendre les écoles hors-contrat, c’est défendre l’idée que des citoyens vivent sans jamais se rencontrer, restent entre ceux qui lisent les mêmes choses, pensent de la même façon, s’isolent du reste de la communauté nationale en lui substituant des micros communautés aussi oppressives qu’opprimantes.

    C’est l’inverse d’un programme national, c’est l’inverse de notre principe fondateur français basé sur l’unité.
    Ce sont des lubies anglo américaines soutenues par des lobbies non moins reliés aux grands groupes d’influence de Washington, dont l’impérialisme éducatif n’est qu’un moyen de pénétration parmi d’autres pour répandre l’hégémonie libérale en poussant à s’aligner sur leurs propres paradigmes si opposés aux nôtres.

    Marine a tout faux et elle le sait parfaitement, elle concède seulement des parcelles de son programme à des groupes extrémistes dangereux pour les enfants et pour notre pays.
    L’incohérence est patente, mais elle sait pouvoir compter sur le fait qu’il suffit de faire entendre différents sons de cloches, audibles à qui veut les entendre, et incompréhensibles au reste de son électorat captif.
    C’est répugnant mais ça peut avoir son petit effet, Marine n’ayant pas les capacités de comprendre que c’est toutefois ce genre de manœuvres qui la cantonne sous le plafond de verre.
    Fillon n’est pas le seul à vivre dans sa bulle.

  • Une éducation américaine avec son ACADEMI et son Dieu belliqueux

    Le nouveau ministre de l'éducation de Trump rêve de faire "progresser le royaume de Dieu".

    Elle est à la tête du Family Research Council dont j'ai déjà parlé maintes fois sur ce blog.

    Le Family Research Council où se forment Boutin, Béatrice Bourges, Franck Margain notamment, ainsi que de nombreux cadres politiques français.

    C'est également cette branche des lobbies d'extrême-droite qui opère en Russie et en Europe auprès de Konstantin Maloffev et toute l'extrême-droite européenne.



    Erik Prince, le frère de Betsy DeVos (ministre de l'éducation divine de Trump dont le think tank forme de nombreux cadres français, européens et opère jusqu'en Russie), est le fondateur de Blackwater (maintenant appelé Academi), une société militaire connue notamment en raison d'un procès pour une affaire d'assassinat de 17 civils irakiens.

    C'est un fervent supporter de Trump, qui s'en est d'ailleurs vanté sur Breitbart, le site de Stephen Bannon.

    La défense extérieure étant une prérogative d'Etat et l'Etat étant voué à disparition dans l'idéologie au pouvoir, la privatisation de l'armée s'opère(rait) dans une logique théorique.

    Les puissances d'argent à qui profite l'impérialisme ont sans doute besoin de ce genre de plan B car l'opinion publique américaine et mondiale ne supportait plus leur premier support d'Etat américain.

    Ajoutons qu'Academi n'a pas signé la Convention de Genève et que les armées privées n'auront plus à s'embarrasser de quelques détails techniques en matière de barbarie, ce qui doit plus efficace et rentable.

    Ils n'interviendront plus sous drapeau ni sous faux-drapeau, mais sous couvert d'armées privées, quelles responsabilités, quels commanditaires, les peuples ne sauront même plus clairement à qui ils doivent leur malheur.

    Du reste, l'impérialisme US ne repose pas seulement sur la grosse artillerie militaire, les techniques de soft power prenant dorénavant le pli sur les gros rangers des GI américains.