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"Chacun est seul responsable de tous" - Page 182

  • Le projet Eurabia ou l'escroquerie libérale pure et dure

    Ceux qui me connaissent et connaissent mon blog savent que j'ai toujours dénoncé l'escroquerie Eurabia dont j'ai même reconstitué les réseaux et les financements (David Horowitz et certains dits think tanks, Heritage Foundation au premier chef, et autres réseaux libertariens dont Opus Déi).
    Mais on ne dénonce jamais assez cette foutaise qui se sert du prétexte d'une prétendue invasion islamique et de la peur de l'islam pour répandre le seul véritable danger qui nous menace et qui est le libéralisme contre l'Etat en général.



    « Eurabia » ou l’impact fracassant d’un essai fumeux

    Le mythe de l’invasion arabo-musulmane

    La maison du maître d’école « vendue par la mairie et transformée en mosquée »… Ces propos — pour le moins approximatifs — tenus le 11 avril sur Europe 1 par le philosophe Alain Finkielkraut révèlent des fantasmes désormais très répandus. Notamment grâce à « Eurabia », paru en 2005.

    par Raphaël Liogier, mai 2014

    A l’automne 1956, la France et le Royaume-Uni, alliés d’Israël, occupent pendant quelques jours le canal de Suez, récemment nationalisé par le président égyptien Gamal Abdel Nasser. Mais, sous la pression soviétique et américaine, ils sont contraints de se retirer. En réaction à cette attaque, Nasser décide d’expulser des milliers de Juifs d’Egypte. Parmi eux se trouve une jeune femme dont le regard sur le monde sera surdéterminé par le traumatisme de l’expatriation : Gisèle Orebi, devenue plus tard célèbre sous le nom de plume de Bat Ye’or (« fille du Nil » en hébreu), mettra au point la version la plus radicale du complot musulman contre l’Occident.

    Après avoir « gangrené » le Vieux Continent, affirme-t-elle, la« civilisation arabo-musulmane » en fera la conquête. Cette prédiction apocalyptique constitue la trame du best-seller qu’elle publia aux Etats-Unis en 2005, après plusieurs décennies de maturation : Eurabia,traduit en hébreu, italien, néerlandais et français (Jean-Cyrille Godefroy, Paris, 2006). Le sous-titre, L’axe euro-arabe, renvoie aux « forces de l’Axe » coalisées autour de l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale. D’après Bat Ye’or, citée en référence dans le manifeste du tueur norvégien d’extrême droite Anders Behring Breivik, un monde arabo-musulman conquérant serait en passe de submerger une Europe décadente et cynique. Celle-ci aurait marchandé, en échange d’une pluie de pétrodollars, son soutien indéfectible à la Palestine, l’ouverture béante de ses frontières méditerranéennes et l’acceptation, in fine, de l’islamisation.

    Ce scénario pour le moins grossier (1) a connu un succès inattendu, au point de devenir un argument majeur de l’extrême droite européenne. En France, la présidente du Front national (FN), Mme Marine Le Pen, ne cesse de fustiger l’« impérialisme islamiste », qui se manifeste selon elle par l’ampleur des investissements saoudiens et qataris à l’étranger, et l’« islamisation de l’Europe », visible à travers le port du foulard (2). Son conseiller aux affaires internationales, le géopolitiste Aymeric Chauprade, déclarait quant à lui, quelques mois après le début du « printemps arabe » : « En favorisant l’effondrement des régimes autoritaires qui formaient le dernier écran protecteur de l’Europe face à la misère africaine, nous avons libéré des énergies qui vont travailler au service de trois buts : davantage d’immigration vers l’Europe, davantage de trafics, davantage d’islamistes. » (Valeurs actuelles, 25 septembre 2011.)

    Initialement confinée à quelques groupes extrémistes (en France, le Bloc identitaire, Riposte laïque, l’Observatoire de l’islamisation, etc.), la thèse d’Eurabia s’est diffusée et banalisée. Les partis politiques qui la défendent obtiennent des scores honorables aux élections. En Suisse, elle est portée par l’Union démocratique du centre ; en Norvège, par le Parti du progrès ; en Autriche, par le Parti libéral ; outre-Manche, par le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni. Des intellectuels la promeuvent, certains explicitement, comme la journaliste italienne Oriana Fallaci (disparue en 2006), citée dès la première ligne du premier chapitre d’Eurabia, l’économiste allemand Thilo Sarrazin ou le romancier français Renaud Camus (3). Tous rencontrent de vifs succès en librairies.

    Mais la vision de Bat Ye’or fait aussi vendre des journaux : on ne compte plus les « unes » de magazines consacrées à la « menace » musulmane. Quand L’Express met en scène le combat de « L’Occident face à l’islam » (6 octobre 2010) ou assène « Les vérités qui dérangent » sur l’islam (11 juin 2008), Le Point répond en agitant « Le spectre islamiste » (3 février 2011), promet de révéler « Ce qu’on ne dit pas sur la burqa » (21 janvier 2011) ou s’emporte face à « Cet islam sans gêne » (1er novembre 2012). Le Figaro Magazine, Valeurs actuelles, mais parfois aussi Marianne ou Le Nouvel Observateur n’ont pas des lignes très différentes (4).

    Même des chercheurs sérieux dans leur domaine participent à la diffusion de la thèse d’Eurabia, tel l’historien Egon Flaig (5) en Allemagne. En France, la démographe Michèle Tribalat a signé une préface dithyrambique au livre à succès de Christopher Caldwell qui annonce l’effondrement d’une Europe vaincue par l’islam (6).

    Existe-t-il vraiment une « menace arabo-musulmane » justifiant l’emballement médiatico-politique qu’Eurabia a contribué à provoquer ? Bat Ye’or affirme tout d’abord que les pétrodollars du Golfe permettent aux musulmans de « s’acheter » l’Europe — une émission de Canal Plus (20 mai 2013) s’intitulait « Qatar : conquérir le monde en quatre leçons ». Pourtant, si, en 2011, le Proche-Orient réalisait 22 % de ses exportations vers l’Europe et l’Amérique du Nord, il ne représentait que 5 % de celles de ces deux espaces (7). En d’autres termes, c’est l’Occident qui abreuve le Proche-Orient de ses devises, et non l’inverse.

    Le volet « relations internationales » du scénario d’Eurabia n’est pas plus réaliste. Loin de se montrer complaisants à l’égard de la Palestine, les Etats européens sont de solides alliés d’Israël. Certes, comme le souligne avec insistance Bat Ye’or, ils ont voté pour la résolution 43/177 de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) en faveur de l’indépendance de la Palestine en 1988. Mais cent quatre nations ont alors fait de même — seuls les Etats-Unis et Israël ont voté contre.

    Depuis, l’Union européenne ne s’est guère distinguée par son engagement pour la cause palestinienne, au contraire. Quand, en septembre 2011, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a remis au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon une demande de reconnaissance de la Palestine par le Conseil de sécurité, le Royaume-Uni et la France se sont empressés de déclarer qu’ils s’abstiendraient (8).

    A défaut d’être achetée par les monarchies du Golfe, l’Europe est-elle menacée par un déferlement de populations musulmanes ? Selon les estimations les plus hautes qui circulent sur Internet, l’Union européenne serait actuellement habitée, secrètement, par cinquante millions de musulmans, et ce nombre devrait doubler dans les vingt ou trente ans à venir. Ces chiffres ne sont pas inventés par des hurluberlus, mais lancés par des gens a priori crédibles, comme le journaliste canadien Mark Steyn, père de l’expression « génocide européen » et l’un des principaux propagateurs du mythe d’Eurabia en Amérique du Nord. Selon lui, les musulmans devraient constituer 40 % de la population européenne en 2020.

    Sachant que cette communauté — entendue au sens large — représente actuellement entre 2,4 % et 3,2 % de la population de l’Union européenne (douze à seize millions de personnes), il faudrait, pour voir se réaliser les prédictions de Steyn, que ces pourcentages soient multipliés par quinze en dix ans. Une évolution possible, affirment les adeptes d’Eurabia, car des vagues de musulmans immigrent en Europe, puis s’y « reproduisent » de manière exceptionnelle et appliquent une stratégie de conversions de masse. Sur ces trois points, la réalité des chiffres contredit leurs arguments.

    Les sociétés européennes connaissent en effet un taux d’accroissement migratoire stable depuis les années 1980. Il est de 1,1 ‰ en France, de 3 ‰ au Royaume-Uni et de — 0,7 ‰ en Allemagne (chiffres de 2009). Seuls trois pays à majorité musulmane, le Maroc, la Turquie et l’Albanie, figurent parmi les dix premières communautés d’immigrants installés dans l’Union (9). De plus, les musulmans ne procréent pas davantage que les autres. Dans la plupart des pays musulmans, le taux de natalité est très proche de ceux observés dans les Etats occidentaux, et parfois même plus bas, comme en Iran (10). Et le taux de fécondité des femmes musulmanes installées en Europe connaît une baisse continue depuis les années 1970, jusqu’à rejoindre celui de la population générale au début des années 2000 (11).

    Restent les conversions. Le 4 janvier 2011, le quotidien The Independent alertait ses lecteurs sur un risque d’« islamisation du Royaume-Uni », car le nombre de convertis avait doublé depuis dix ans, passant de cinquante mille à cent mille personnes entre 2001 et 2011 (pour une population totale de soixante millions d’habitants). Une personne sur six cents serait convertie à l’islam ; à un rythme de cinq mille conversions par an (à peine plus qu’en France ou en Allemagne), il faudrait six mille ans pour que le Royaume-Uni devienne un pays à majorité musulmane.

    Une « invasion » très lente, donc, surtout quand on la compare à la croissance étourdissante des conversions au christianisme évangélique et pentecôtiste dans le monde, par exemple en Chine et en Afrique : dix mille par jour (12) ! Il s’agit de la plus rapide progression religieuse de l’histoire — de zéro à cinq cents millions d’adeptes en moins d’un siècle —, mais peu de médias s’alarment de l’« évangélisation du monde »…

    En dépit de son caractère fantaisiste, l’influence du scénario d’Eurabiane cesse de croître. L’ombre du complot musulman alimente une nouvelle logique de défense culturelle : défense des « valeurs » et du « mode de vie » des peuples européens « de souche » menacés par l’ensemble des minorités ethnoculturelles dont les musulmans représentent la quintessence idéale et terrifiante. Grâce au mythe d’Eurabia, des partis européens objectivement situés à l’extrême droite peuvent prétendre dépasser la distinction droite-gauche. Et se présenter, en falsifiant ces valeurs, comme des défenseurs du progrès, de la liberté, de la démocratie, de l’indépendance, de la tolérance, de la laïcité, séduisant ainsi au-delà de leur périmètre électoral habituel.

  • Poil aux dents

    Pour booster la croissance et créer des emplois, le Medef va bientôt annoncer des propositions chocs. Le Medef veut profiter de "l'amour" que porte pour les entreprises le Premier ministre Manuel Valls pour...
    FOED.OVER-BLOG.COM

  • Le RBM Saint-Nazaire insulte Penhouert (suite)

     

  • Le racialisme du Rassemblement Bleu Marine, c'est officiel !

    La saloperie à l'état pur.

    Finies les pudibonderies, Marine se cachait un peu, et pour cause, de ce genre de mixité fort encombrante, mais ça, c'était avant.

    Encore un effet Chauprade, on rallie les lobbies américano compatibles au grand jour, même plus la moindre petite façade de dédiabolisation, on pactise ouvertement, Dorian Gray tombe le masque, il est hideux Marine !

    Mais tu avais annoncé la couleur aux Européennes avec la Ligue Padane, et Marion s'était bien entichée de la Ligue du Sud sans crainte de la puanteur, ça y est, vous vous vautrez tous dans la boue à présent, la honte et la boue, voilà ton plumage, le ramage n'y fera plus rien.

    Allez, terminons sur de belles paroles :

    Source AFP :

    "Le député européen italien de la Ligue du Nord Mario Borghezio a été ovationné samedi à la convention du Bloc identitaire, à Orange(Vaucluse), lorsqu'il a crié à la tribune : "Vive les Blancs de l'Europe, vive notre identité, notre ethnie, notre race !" Habitué des dérapages, l'eurodéputé, qui s'exprimait en français, s'est d'abord enthousiasmé pour "notre soleil, notre ciel bleu, comme les yeux de nos femmes". "Bleu, dans un peuple qui veut rester blanc, comme d'autres cultures", a-t-il ajouté. Puis, sous les ovations des quelques centaines de personnes présentes au Palais des princes d'Orange, il a lancé : "Vive les Blancs de l'Europe, vive notre identité, notre ethnie, notre race ! "

    Le député européen, invité du mouvement d'extrême droite français, avait commencé son discours sur un ton résolument radical, avant d'attaquer à plusieurs reprises les musulmans. "Il faut être avec le livre, la doctrine", "mais il faut aussi bâtonner", avait-il lancé, "bâtonner" voulant visiblement dire "bastonner". "Et il faut, quand notre patrie charnelle est envahie, il faut bâtonner", avait-il ajouté, s'enflammant à la tribune. À la fin de son discours, il a aussi regretté l'écrivain antisémite et collaborationniste Robert Brasillach, fusillé à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour intelligence avec l'ennemi. "Pour nous enthousiasmer, il nous faudrait des poètes comme Brasillach", a-t-il lancé, avant de conclure, très applaudi, sous les "Mario, Mario, Mario..."

    Avant lui, le président du Bloc identitaire, Fabrice Robert, s'en était pris à la tribune à la loi Pleven de 1972 qui punit notamment l'incitation à la haine raciale, y voyant un moyen de "bâillonner toute expression de fierté autochtone [...] pour faire passer la pilule de la submersion migratoire"."

    Nice: Identitaires et FN se rapprochent
    www.20minutes.fr
    Les relations entre Nissa Rebela et le parti de Marine Le Pen se sont «améliorées»...
  • Une dent contre la prétendue politique de gauche

    Petit cas d'école.

    Depuis quelques temps, mes allocations familiales ont un peu augmenté.

    Je vis seule avec mes quatre enfants, salaire annuel variant aux alentours des 12 000 euros (un peu moins en 2013), je travaille 6 jours sur 7, et ne prends jamais de vacances.


    Je reçois bien les propositions d'aide au temps libres de la CAF, mais elles prennent en charge 40 % d'une location sur sept jours minimum (avec plafond), ce qui reste inabordable.


    J'ai droit à des congés payés que je fais passer sur les mercredis des vacances scolaires durant lesquels je ne travaille pas.


    J'ai plusieurs employeurs différents, cette année, l'un d'entre eux a oublié de me payer mes congés payés, comme il a oublié également que le Smic horaire avait augmenté pour suivre à peine l'inflation, et me paie donc de la même manière depuis plusieurs années, ce qui m'a fait passer sous le Smic cette année (c'est de ma faute, je n'irai jamais réclamer, il me fait travailler dix heures par semaine, je ne peux pas me permettre de faire la fine bouche).

    Je ne suis pas imposable, sauf que je paie quand même des impôts (en plus des taxes comme tout le monde bien entendu).

    Depuis deux ans, je dois payer des impôts locaux (un peu moins de 300 euros) pour mon HLM qui est certes très bien, mais dans lequel deux de mes enfants dorment quand même dans la même chambre et où je dors dans le salon, mais bon, nous sommes une famille nombreuse, c'est presque normal.

    J'ai donc reçu les bourses de rentrée scolaire pour trois de mes quatre enfants, à partir de 18 ans, il n'y en a plus, mais il n'y a pas idée de faire des études quand on est pauvre sans doute.

    Les sondeurs sont curieux de savoir comment sont utilisés ces bourses par les familles, brossant démagogiquement les gens qui sont jaloux des pauvres, en tentant de démontrer que ces sommes sont détournées de leur objet.

    Cette année encore, ces bourses vont me servir à payer mes impôts locaux, ça tombe bien, parce que ça correspond parfaitement ...

     

     

     

  • Maffia identitaire, ici comme ailleurs

     

     
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      Casapound : chemises noires, poudre blanche et brillants
      quartierslibres.wordpress.com
      Casapound est une organisation d'extrême droite qui prétendait construire le « Fascisme du Troisième millénaire ». Depuis le 3 juillet dernier et le meurtre de Silvio Fanella, on sait désormais que...
       
  • Grand remplacement, commençons pas évacuer les idées de Renaud Camus et la France aura ses chances

    Le remplacement de population se fera si la population française devient une population américaine, personnellement j'entends préserver la population française et il s'agit d'un combat politique et non pas racial.


    Quant à l'occupation du vide dont la nature a horreur, personnellement, j'ai quatre enfants, et vous ?

    Au sujet de l'islam, je pense qu'aucun déterminisme ne guide les hommes et que ce sont eux qui décident in fine de la société qu'ils souhaitent.
    Une grande partie des gens naissent dans l'islam, ça ne les condamne à rien pour autant.

    L'islam est la deuxième religion de France, ça ne pose aucun problème si la France reste la France, évidemment si le communautarisme anglo saxon s'installe, cela sera différent, mais tous les communautarismes poseront problème et atteinte à notre unité et à notre souveraineté, pas seulement celui d'origine religieux.

  • De la condition du militant Front National

     

     
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      Il faut lui expliquer que Marine et Marion font des alliances locales et au cas par cas avec les Identitaires/Ligue du Sud qui invitent le leader de la Ligue du Nord à leurs Assises contre l’islam où il exalte la race blanche, leader avec qui Marine s'allie au Parlement Européen -Identitaires qui ne sont pas racistes pour deux sous comme chacun sait n'est-ce pas- mais que tout cela ne compte parce que la dédiabolisation -les Français-ne-sont-pas-dupes (catéchisme du militant Chapitre I) patati patata ...
      "La Prof d'instruction civique de ma fille a expliqué a ses élèves que le racisme anti-blanc n'existait pas et que Marine Le Pen était raciste malgré sa volonté d'apparaître plus ouverte que son père.
      Je ne suis pas sûr de pouvoir attendre la réunion parents profs du 10 novembre pour aller discuter avec elle..."
       
  • Boycott des marques et prétendu pouvoir du citoyen



    Les multinationales qui détiennent le véritables pouvoir et donnent les ordres sous forme de directives sont peu nombreuses -une centaine- et tiennent toutes les autres dans les nébuleuses des conseils d'administration, des réseaux et autre sous-traitants.

    Or, elles détiennent aussi l'ensemble des matières premières, alimentaires bien comprises.

    Le citoyen ne peut rien contre elles, la couillonnerie de boycotter les marques est de la vulgaire propagande démagogique (ce sont de plus les même qui produisent les produits sans marque).

    Des marques peuvent même servir aux multinationales de moyen d'éviter ou de baisser leurs impôts, tout est calculé pour faire le maximum de profit.

    Une entreprise en déficit par exemple, sert à sucer des subventions étatiques ou à déduire ces dettes du bénéfice réalisé ailleurs.

    Seuls les Etats ayant repris tous les leviers de commande -y compris au niveau commercial et au niveau de l'emploi- peuvent lutter contre ces pouvoirs illégitimes.

    Ce genre de propagande n'est là que pour asseoir leur hégémonie en détournant le citoyen de la véritable façon de lutter.

  • Le monde de la littérature ne suffit pas

    Invité du journal de 20h, dimanche soir, sur France 2, Fabrice Luchini a délivré quelques conseils à l'attention de François Hollande et de Manuel Valls.
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      La littérature -et Dieu sait combien je l'aime et que je préfère grandement à la philosophie, la littérature nous parlant de vérité quand la philosophie semble vouée à ne jamais l'atteindre, chaque philosophe s’évertuant d'ailleurs à montrer combien ses prédécesseurs étaient dans l'erreur- ne suffit pas à rendre un homme intelligent hélas, car Luchini met la charrue avant les bœufs, s'en prend aux conséquences et en ignore d'autant mieux les causes, c'est Bossuet qui nous apprend que c'est inconvenant.

      Ma culture littéraire -même si elle ne peut sans aucun doute pas se comparer à celle de Luchini- me dit que Luchini n'est qu'un liseur, il n'a pas su tirer de notre génie littéraire la substantifique moelle, il n'a assimilé ni Rabelais, ni Montaigne, ni Molière dont on dirait une précieuse, ni La Fontaine et sa grenouille, ni Saint Exupéry et le Petit Prince qui est en chacun de nous, ni la formation des hussards reçue par Pagnol et qui permet de sonder les âmes et les cœurs et d'admirer tout ce qui est admirable, et qu'il demande encore à Voltaire qui l'a formé et comment !

      Si grand soit Corneille, Corneille n'est rien sans monsieur Bled ou, pour ne pas faire d’anachronisme, sans la grammaire au sens large, dont nos anciens dressaient des statuts.
      On ne vous a pas entendu monsieur Luchini depuis 40 ans que les gouvernements  assassinent la transmission de notre langue et par-delà, de la pensée. 

      Pour ne rien dire des néo misérables et des nouveaux assommoirs.

      Personnellement, depuis les socialistes, la bourse scolaire de mes enfants -qui lisent au demeurant beaucoup- passe à payer la taxe d'habitation de mon HLM ...

       

      Bref, Luchini, que nous pouvons beaucoup apprécier par ailleurs, est un con.

      Avant que la littérature ne reprenne ses droit, il faut rétablir l'instruction -celle-là même qui permet au cerveau de s'activer progressivement pour le mener le plus loin possible- et avant encore, rétablir l'Etat, et pour cela il faudrait qu'un homme se lève, un homme qui ait la pleine conscience de ce que la France a laissé comme héritage en la matière.

      Et pour l'instant, cet homme qui aurait une véritable conscience/intelligence nationale n'existe pas aux portes du pouvoir.