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Jean-Lin Lacapelle, ce cadre du FN qui parle des électeurs comme de "consommateurs"
Publié à 12h46, le 05 février 2016 , Modifié à 12h46, le 05 février 2016
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Sylvain Chazot
sylvain.chazot@europe1.fr
DRH - Réuni en séminaire du vendredi 5 au dimanche 7 février, le Front national est confronté à un problème : comment confirmer au second tour des élections les bons scores observés aux premiers ?
Jean-Lin Lacapelle, entré au parti en 1983 avant de s'en éloigner en 2010 pour ne pas trop escamoter sa carrière de directeur commercial chez L'Oréal, a réintégré l'organigramme du FN pour, justement, changer cet état de fait. Secrétaire national aux fédérations et à l'implantation, il a choisi, pour briser ce plafond de verre, d'appliquer au Front les mêmes méthodes que celles appliquées pour vendre du maquillage glossy glossy.
Dans le portrait que lui consacre le magazine Society ce vendredi 5 février, le cadre FN dit :
"Nous avons aujourd'hui sept millions de consommateurs. Il ne faut pas qu'on en perde un seul, et il faut qu'on en recrute de nouveaux pour atteindre les 50%. C'est l'enjeu de la prochaine présidentielle. Moi, j'ai été embauché pour assurer la formation, le recrutement et la motivation des vendeurs."
Les électeurs potentiels sont donc des "consommateurs" qu'il faut convaincre par des méthodes marketing. On comprend alors bien pourquoi le changement de nom du parti est un sujet aussi clivant au sein du FN. Jean-Lin Lacapelle est contre car "la marque Front national" est forte. Ce vendredi, sur Public Sénat / Sud Radio, Jean-Marie Le Pen expliquait la même chose avec le sens de la formule qu'on lui connaît : "Est-ce que Moët & Chandon accepterait de s'appeler Collard & Ménard pour refaire une carrière commerciale dans le champagne ? Je ne crois pas."
Jean-Lin Lacapelle est, de ce point de vue marketing, sur la même ligne que Louis Aliot. Le n°2 du FN et compagnon de Marine Le Pen à la ville, explique lui-aussi à Society :
"Un parti politique, aujourd'hui, c'est une entreprise. […] Il y a des hommes, de la communication, du droit social. La vie politique française n'échappe pas non plus à la mainmise de la communication sur la diffusion des idées. C'est une dérive mais c'est comme ça, on n'a pas le choix."
Si on pousse la logique au bout, le FN va donc multiplier les opérations de communication pour parler au temps de cerveau disponible des consommateurs. Avec un objectif : gagner des parts de marché.
Le fil est tenu. Ce vendredi matin, à L'Opinion, Florian Philippot expliquait "qu'on ne peut pas tromper indéfiniment les gens avec toujours les mêmes techniques de communication". Le vice-président du FN visait Nicolas Sarkozy mais on peut penser que cette remarque vaut aussi pour son camp."
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Encore Bingo Marine !
Marine Le Pen s'est sentie obligée de citer Raymond Aron comme inspirateur.
On a dû lui siffler aux oreilles cette figure libertarienne et opusienne :
Aron et la CIA
En juin 1950, à Berlin, est fondé le Congrès pour la liberté de la culture. Jusqu'en 1967, année de la révélation du financement de cette organisation par la CIA, Aron, cofondateur, est membre suppléant de son comité exécutif. La revue Preuves, elle aussi secrètement financée par la CIA, est une tribune pour Aron.
Bush a réactivé ces cellules en 1987, même si les scissions au sein de la CIA ont ouvert le jeu à d'autres agences, celles qui ont dû siffler le nom de cet admirateur de Tocqueville et du libéralisme en général.Lien permanent Catégories : Brèves, libéralisme mondialisme, Libertariens (Libéralisme) -
La retraite du général Piquemal
Le grand soir tourne au baroud d'honneur qui tourne au vinaigre, le général en devient pathétique, une sortie de l'histoire par la petite porte, le quitte ou double de trop, suivi d'un rétropédalage dans la semoule, on lui donnerait seulement un premier flocon pour sa participation à l'entendre à l'hôte quatre étoiles.
Il ne savait pas que c'était interdit, enfin il savait, mais son avocat lui dit de dire qu'il ne savait vaguement pas que, alors qu'on l'entend dans ces entretiens dire que ce n'est pas parce que c'est interdit qu'il n'ira pas.
Il ne savait pas non plus que Pegida serait là, il savait seulement que c'était Pegida qui avait déposé en préfecture l'organisation de la manifestation ...
Et tout est du même tonneau, le gars se trouvait en réalité là, par hasard, il ne sait plus lui-même.
Il s'est retrouvé sans doute, égérie des intégristes, islamophobes et autres identitaires à l'insu de son plein gré.
L'avocat va plaider la sénilité, c'est tout ce qu'il va pouvoir invoquer.
Le général Piquemal "regrette" d'avoir participé à la manifestation à Calais
INVITÉ RTL - L'ancien militaire déplore la présence de Pegida dans le rassemblement qui était interdit à Calais.
RTL.FR
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Piquemal ne nous veut pas du bien
Les réseaux de Piquemal sont plus anciens et n’ont rien à voir avec Calais, dont ils se servent.
Ils sont là pour déstabiliser notre Etat, le peu qu’il reste de France, ils veulent l’abattre.
Leur objectif est de précipiter ce que nos gouvernements font depuis des années, mais à un rythme qui ne leur convient pas.
Leur paradigme de base est celui de la responsabilité individuelle, selon les fondements anglo américains, ils entendent réduire l’Etat à une portion congrue, un Etat qui n’aurait pour mission que de donner les pleins pouvoirs à la liberté individuelle portée au pinacle.
Ce sont les héritiers de Tocqueville et de La Fayette, ils veulent toujours importer la Boston Tea Party, l’anti étatisme, l’anti parlementarisme, l’anti républicanisme, l’anti égalitarisme.
La France est basée sur un principe sur lequel ces libertariens ont pris partie de s’opposer.
Nous sommes issus du principe d’unité, d’où découle notre principe d’égalité, qui nous permettent notre liberté, eux ne s’inscrivent que dans l’idée de liberté.
L’inversion de nos valeurs est totale.
Ils partent du but à atteindre, ce qui engendrent l’effet inverse, ou plus exactement, qui permet à une petite partie de la population d’exercer sa domination sur tous les autres.Lien permanent Catégories : Brèves, culture, Libertariens (Libéralisme)